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324 « Sabotages » 14 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE , 1 commentaire

Un petit coup de nostalgie de temps en temps ça ne peut pas faire de mal. De toute façon c’est une spécialité de vieux. Pourquoi s’en priver ?
Les gosses, en tout cas ceux de l’époque, sont souvent fascinés par un personnage, hors de leur famille, qui leur sert de modèle et alimente leurs rêves.
Pour le NVF c’était G. le sabotier du village. Pourquoi ? difficile à dire. Pour sa faconde ? pour sa dextérité ? pour ses souvenirs de poilu ? Peu importe, c’était du temps, bien avant-guerre, où un village de 300 âmes comptait un sabotier rien que pour lui. Ouais, un homme seul qui choisissait un beau morceau de noyer, le libérait de ses restants d’écorce, le tournait dans tous les sens amoureusement afin de repérer le sens de son fil, puis le posait sur son billot toujours sans le quitter du regard. Une dernière caresse avant de s’attaquer à le dégrossir à la hachette puis à l’herminette, et de lui donner forme avec le grand paroir et de se mettre enfin à le creuser dare-dare à la tarière, à la talonnette puis à la gouge.
Une fois le sabot terminé, cinq ou six coups de poignet à la gougette décoraient le dessus d’un bouquet de feuilles façon noyer, toujours les mêmes. Ah les jolis noms des outils anciens !
Puis venait la fixation de la bride, en cuir bouilli pour le sabot fantaisie, ou simple lanière pour celui de tous les jours. Ne restait plus qu’à protéger le dessous de gros clous à ferrer ou de fers, oui comme les chevaux.
G. travaillait sur mesure. Il pouvait parler pendant des heures des pieds de tout le village qu’il avait mesurés, en long et en large, observés, jaugés, après avoir contraint le client à faire quelque pas pieds nus devant lui. Il y avait les pieds en patates, aussi larges que long, en patte de coq, avec les orteils partant en tous sens, ou de canard, un peu comme s’ils étaient palmés, en dos d’âne, trop cambrés, souvent les femmes, en fleur de crocus ( ?), en feuille de laurier ( ?) Tout cela dans l’odeur non pas de la poix comme chez le cordonnier mais dans celle vaguement euphorisante du copeau de noyer fraîchement levé.
Pourquoi tout cela est-il resté collé dans la mémoire du NVF. ? Allez savoir. Sans doute parce que c’était de la poésie pure.
Parce qu’on y approchait le bonheur d’assez près.
Parce que c’est un irréfutable témoignage de l’évolution de la société, pour ne pas dire de ses dérives.

Thetime Ontime

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Chopin se rendant chez George Sand avec son pénis filiforme

 

321 Soyons modernes 11 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE,SOCIETE , 2 commentaires

Qu’est-ce qu’elle est chouette la vie moderne.
Avant quand t’avais besoin de remplir le réservoir de ta tuture fallait attendre qu’un mec en salopette plus ou moins crasseuse s’en charge, il se permettait même de laver ton pare-brise, de te parler du beau temps et de te proposer de vérifier le niveau de l’huile et celui de la flotte. Quel emmerdeur. Maintenant tu te débrouilles très bien tout seul. Pour payer il te suffit de foutre ta petite carte dans la fente et le tour est joué. T’as même pas de pourliche à refiler à l’autre salopard
Avant quand tu voulais un renseignement par téléphone, à ta banque, au percepteur, à une administration quelconque il fallait que t’expliques les raisons de ton appel, alors à l’autre bout du fil ils réfléchissaient, te faisaient préciser un détail, les raisons mêmes de ton appel, avant de te diriger vers la personne compétente pour régler ton problème à qui il fallait recommencer à expliquer ton cas. C’était chiant. Maintenant t’as même plus besoin de jacter, une voix drôlement charmeuse énumère les possibles raisons de ton appel et te suggère d’appuyer sur le numéro qui correspond à ton appel. Un point c’est tout. C’est net et sans bavure
Avant quand t’allais chez l’épicier, ou le quincaillier, ou libraire, chez un commerçant, quoi, fallait que tu t’astreignes à lui dire bonjour, à lui parler de ses gosses et des tiens avant de lui dire ce que tu voulais, et il perdait un temps fou à aller le chercher, à te le montrer, parfois à t’expliquer comment ça faisait cuire ou comment ça fonctionnait, et ça n’en finissait pas. Maintenant t’as plus qu’à aller te servir toi-même dans les rayons, plus personne te fait chier avec son baratin, t’es responsable de ton choix et kif kif au moment de payer, la caissière, c’est généralement une gonzesse, se garde bien de t’importuner avec des laïus à la con, elle se contente de te dire ou foutre ta carte, te dit gentiment merci et au revoir dans sa barbe, et passe au suivant. Quel gain de temps !
Avant quant tu voulais visiter un musée, un monument, tu suivais un guide qui faisait semblant de tout connaître. D’abord fallait être assez nombreux pour qu’il démarre son tour, ensuite il y avait toujours des connards qui lui posaient des questions, lui demandaient des précisions et ça n’en finissait pas, d’autant que la plupart desdits connards n’étaient même pas français et que c’était difficile de comprendre ce qu’ils voulaient. Enfin ce putain de guide avait toujours ses préférences, dans le public d’abord pour telle petite gironde  et ne s’adressait plus qu’à elle, préférence aussi pour certaines œuvres dont il voulait absolument te révéler les beautés cachées.  Maintenant pour deux francs six sous, on te prête un casque branché sur un petit magnéto où tout est enregistré. De plus tu choisis la langue que tu veux, le néerlandais comme le cochinchinois, dieu merci jamais l’occitan, le basque ou le corse. Tu peux faire ta petite visite tranquillement à ton rythme en écoutant une voix qui s’y connaît vraiment et ne se perd pas dans les détails et les considérations personnelles. Quand ça grésille trop dans tes esgourdes eh ! bien tu coupes le son et tu prends une petite pose
Avant quand tu voulais aller rendre visite à un vieux pote retiré dans un bled inconnu, il t’expliquait longuement comment t’y rendre, où quitter l’autoroute, quelle petite départementale prendre afin de profiter vraiment du paysage et quel endroit t’arrêter pour en jouir réellement, éventuellement dans quelle petite auberge tu pourrais manger de la vrai cuisine pour un prix dérisoire. C’était con. Le paysage t’en n’avais rien à foutre, l’auberge t’avais quand même espéré croûter chez lui, enfin d’après la carte Michelin ça te rallongeait de près de cent bornes. Hélas à tous les coups il allait te demander comment tu l’avais trouvé son petit circuit qui révélait vraiment les beautés du pays, alors fallait bien que tu la prennes sa petite départementale à la con et que tu fasses une halte casse-croûte dans sa putain d’auberge qui sentait la cuisine de grand-mère. Maintenant tu peux l’arrêter aussitôt en lui disant que t’es équipé du GPS et que t’as pris l’habitude de lui faire entièrement confiance et l’autre vieux ringard dans son bled paumé, mais magnifique, ne peut que s’incliner. C’est comme ça qu’on gagne cent bornes, dix litres d’essence et un repas à l’ancienne qui n’en finit pas.
Elle est pas belle la vie moderne.
Bien sûr tout cela est un peu déshumanisé, mais il faut vivre avec son temps que diable ! Même si ce temps est bougrement pourri.

Thetime Ontime

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Diogène espérant trouver enfin un homme dans le monde animal

317 Les enchaînés 7 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : BUSINESS,DECROISSANCE , 3 commentaires

On a assez gueulé dans le temps contre ces salauds de petits boutiquiers qui se faisaient des couilles en or sur notre dos. On était con ou quoi ? Il faisaient crédit ; t’envoyais les gosse aux courses et maman paierait plus tard ; ils se démerdaient pour trouver le produit que tu voulais ; ils surveillaient les gosses du coin de l’œil dans la rue, et s’inquiétaient de la santé des vieux ; connaissant tout du bled c’était une source irremplaçable d’information.
Terminé tout ça
Maintenant on a des chaînes. Qualité et variété des produits garanties, qu’ils disent.
Même les boulangers, il y a un ou deux prénoms qui sévissent dans tout Paris, pareil pour les bouchers mais avec des prénoms différents.
Les cordonniers, les pressings, les brasseries, les libraires, les disquaires, les coiffeurs, les fleuristes, les garagistes, les marchands de meubles, de journaux, de bonbons, de godasses, de produits bio, d’équipements sportifs, les pizzas, les restos japonais, les masseurs thaïs… La plupart font obligatoirement partie d’une chaîne, autrement dit d’un trust coté en bourse. Mêmes produits, mêmes vendeuses sous-payées et vous débitant le même bonjour, merci, et au revoir avec la même indifférence, même responsable introuvable et formaté, même surveillants obligatoirement noirs et malabars et ne parlons pas des superettes et des hypermarchés, c’est leur fonction même.
La France entière est enchaînée
Pas étonnant qu’on ait tous de plus en plus la même gueule, la même dégaine, la même mentalité, la même déprime. Peut-être qu’un jour, comme nos grands ancêtres, nous finirons par briser nos chaînes

Thetime Ontime

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Jeunes Somaliens à l’entraînement

314 Le prix du bonheur 4 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE , 1 commentaire

Allons-y gaiement et supprimons :
Les hyper marché et les centres commerciaux
Les marinas
La publicité
L’euro
Les grandes écoles
Le Sénat
Les sondages et l’audimat
Les téléphones portables
Les soldes
Les cartes de crédit
Le porte-avion et les sous-marins nucléaires
Les casiers judiciaires
Les voitures particulières
La chasse à courre
Les cours d’éducation sexuelle
Les gratte-ciel
Etc.,  etc…….
La liste est ouverte. Pas de bonheur sans petits sacrifices

Thetime Ontime

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«  La gamine, d’accord, mais les clébards sont bourrés de puces »

313 On ne sait plus… 3 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE,SOCIETE , 1 commentaire

On reproche aux quelques illuminés que nous sommes de s’opposer au progrès, à leur conception du progrès.
A la moindre réserve sur les dangers des délires futuristes on nous fout à la gueule le temps de la marine à voile et des bougies, comme si le petit père Colomb s’était pas bien démerdé  avec ses caravelles, la Sévigné en diligence et Rousseau à pince, quant à Shakespeare, Molière, Bach et Mozart ils se bien démerdés pour pondre leurs petites  crottes à la lueur des chandelles.  Ca valait bien les charters, l’électricité à tous les étages et la lumière fluorescente
L’homme ne contrôle plus rien, il se soumet l’air niais et la conscience tranquille aux bricolages que les génies de l’époque lui proposent.
Et, bien sûr, l’accumulation de ces bricolages a tourné au foutoir despotique. Vive l’angoisse !
On ne sait plus ce qu’il faut bouffer
On ne sait plus quelles études faire, quel métier choisir
On ne sait plus qui il faut aimer ni comment
On ne sait plus où s’arrête l’homme et où commence la femme
On ne sait plus s’écrire
On ne sait plus chantonner
On ne sait plus à qui faire la guerre
On ne sait plus à qui confier son pognon
On ne sait plus ni le bien ni le mal, ni le bon ni le néfaste
On ne sait plus qui admirer
On ne sait plus demander pardon
On ne sait plus respecter
On ne sait plus si on est de gauche ou de droite
En un mot on ne sait plus qui on est.

Thetime Ontime

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casqueapointe600.jpg
Le mari d’Angela Merkel tirant les oreilles de notre petit Sarkozy

311 Les feux de l’avenir 1 janvier, 2009

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE , 1 commentaire

Alors il y avait moins de fêtards sur les Champs-Elysées pour fêter la nouvelle année qu’en 2008. En revanche il y a eu plus de bagnoles brûlées chez les pauvres, on ne sait pas encore combien.
Pas de commentaires pour les Champ’, disons qu’il faisait plus froid.
Pour les bagnoles c’est plus intéressant. Bien sûr, désapprobation générale. Quelle bande de petits cons ! A quoi ça leur sert. Ils brûlent surtout les tires de leurs potes, peut-être celle de leurs parents. C’est débile et compagnie ! Foutez-moi tout ça au gniouf !
Voire !
Primo
, que dirait-on s’ils descendaient dans les beaux quartiers pour cramer les grosses charrettes bourgeoises ?
Deusio, le feu, depuis que le petit père Prométhée, un révolté lui aussi, l’a piqué au Ciel pour l’offrir aux Terriens, a toujours était le complément de toute fête, païenne comme religieuse.
Tertio, les bagnoles, faut les renouveler. C’est le gouvernement qui le dit, même qu’il refile 1 000 euros aux mecs qui virent leur caisse à la casse. A la limite faudrait en brûler 100 000 pour sauver nos rois de la surproductivité.
Quatro, tout signe de révolte est porteur d’avenir. C’est ainsi que notre vieux pote Cro-Magnon n’est pas demeuré bien sagement planqué dans sa caverne des rives de la Vézère.
Quinquo, oui le NVF n’apprécierait pas trop qu’on vienne cramer sa vieille Peugeot campagnarde. Mais chacun a droit à sa part d’égoïsme et de contradiction.

Thetime Ontime

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« Dépêchez-vous, meussieu le curé, c’est à mon tour ! »

310 Vache de pays! 31 décembre, 2008

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE , 2 commentaires

Rien n’est plus instructif qu’un tour de France en bagnole. Pas le même que celui des cyclards qui se trimballe en Espagne et en Suisse en ignorant toute la façade atlantique et tout le nord, Aquitaine, Bretagne, Normandie comprises, non un vrai tour, un tour buissonnier, au hasard de l’inspiration.
Quelle variété ! en ce qui concerne la nature du moins. Hélas chaque fois que l’homme a foutu ses grosses pattes sur ladite nature c’est pour la mettre au pas.
Partout les mêmes centres commerciaux, les mêmes immeubles au carré, les mêmes petites villas entourées des mêmes haies de thuyas, les mêmes tracés d’autoroute, agrémentés des mêmes panneaux publicitaires pourris, les mêmes aires de repos, …
Pareil partout, de l’Alsace au Pays Basque, du Quercy aux Flandres . Difficile de s’y reconnaître
Heureusement il y a les vaches. Il n’y a qu’elles qui changent d’une région à l’autre. Rien ne ressemble moins qu’une race de vache à une autre.
Elle est rousse avec du poil frisé, pas de doute c’est une Salers et vous êtes en Auvergne
Celle-là  aussi est rousse mais ne frise pas et ses cornes sont moins imposantes, c’est la Limousine et elle broute plus à l’ouest.
Elle est blonde, tout en longueur, sans la moindre tache, c’est la Blonde d’Aquitaine, vous êtes limite Bordelais Périgord.
Elle est presque blanche ou crème, plutôt massive, c’est la Charolaise et vous êtes dans le Centre.
Elle est grande, avec d’énormes taches bordéliques, c’est la Montbéliarde partie du Jura elle a gagné toute la vallée du Rhône.
Elle est tricolore à petites taches, blanches, noires, brunes, sauf la tête qui reste immaculée avec des yeux fardés de noir, c’est la Normande et vous savez où vous êtes.
Il y avait bien d’autres races aux caractéristiques différentes, mais, chez elles aussi, les diktats de la productivité l’ont emporté en imposant la Frisonne, une Hollandaise à grosses taches noires et à  pattes blanches, qui a envahi tout le territoire. On se demande bien pourquoi puisque, le lait, on sait plus quoi en foutre.
Ainsi ont pratiquement disparu la Bretonne, la Brune, la Flamande, la Gasconne, la Jersiaire, la Parthenaise, la Pie Rouge, etc.
Bye, bye ! les copines

Thetime Ontime

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Rocco Siffredi  à l’âge de 9 ans et demi

309 Recettes pour pauvres 30 décembre, 2008

Posté par walterlewino dans : COMBINE,DECROISSANCE , 1 commentaire


La petite mère Lagarde a un jour déclaré : « Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo ». Aussitôt gorges chaudes dans le microcosme politico-médiatique.
Pourtant peut-être que pour une fois elle disait quelque chose de pas trop con. Encore qu’elle pourrait refiler le conseil à sa copine de la place Beauvau, la Alliot-Marie, qui se fait conduire en limousine quand elle se rend chez son pote Nicolas qui crèche juste en face dans la rue.
Ouais, c’est pas mal le vélo. Poursuivons, si vous ne pouvez plus payer le gaz ou le fioul pour vous chauffer, portez des caleçons longs, des combinaisons de laine et des bonnets de nuit.
Si votre psychanalyste vous ruine, remplacez chacune de ses séances par une lettre que vous vous écrirez et vous adresserez pour ne l’ouvrir que l’année suivante. Oh ! salutaires surprises !
S’il vous est dur de vous passer de caviar, achetez des œufs de lympe noirs que vous arroserez de sauce de soja afin de leur donner un petit vernis de sel marin.
Si les putes se mettent à dépasser votre budget, sachez qu’il existe des solutions que l’on n’ose pas dire.
Enfin, si, pauvre de vous, vous êtes écrasé d’impôts, foutez le camp en Suisse.

Thetime Ontime

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equipementsdf600.jpg
Proposition d’équipement pour SDF en voyage

306 Sauvés par la crise 27 décembre, 2008

Posté par walterlewino dans : DECROISSANCE , commentaires desactivés

On est tous là à attendre la fin de la crise comme des cons. Un peu à ma manière d’une grippe ou d’un gros rhume. On prend des médicaments, on se repose un peu et dans huit jours on n’y pensera plus, tout va repartir comme avant
Et si la crise, c’était pas une grippe, mais une longue maladie qu’il va falloir prendre au sérieux en étant conscient que plus jamais rien ne sera comme avant. Ni la bourse, ni la démocratie, ni le progrès.
Et si notre seul chance n’était pas de retrouver une nouvelle jeunesse. Où on repartirait sur des bases nouvelles, où la tranquillité et la sagesse reprendraient leurs droits. Où le progrès ne consisterait pas à contredire les lois de la nature, mais au contraire à s’y soumettre
Peut être que bientôt, très bientôt, on devra marcher et non plus piloter, parler et non plus communiquer, cultiver nos jardins et non plus bouffer des fraises en plein hiver, faire l’amour quand on s’aime et non plus pour se soulager,  lire et non plus regarder, calligraphier et non plus clavierer.
On s’y fera, sans doute plus joyeusement qu’on ne le pense

Thetime Ontime

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niddaigle500.jpg
Gamins qui auraient mieux fait de commence par voler un bœuf

306 Sauvés par la crise

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On est tous là à attendre la fin de la crise comme des cons. Un peu à ma manière d’une grippe ou d’un gros rhume. On prend des médicaments, on se repose un peu et dans huit jours on n’y pensera plus, tout va repartir comme avant
Et si la crise, c’était pas une grippe, mais une longue maladie qu’il va falloir prendre au sérieux en étant conscient que plus jamais rien ne sera comme avant. Ni la bourse, ni la démocratie, ni le progrès.
Et si notre seul chance n’était pas de retrouver une nouvelle jeunesse. Où on repartirait sur des bases nouvelles, où la tranquillité et la sagesse reprendraient leurs droits. Où le progrès ne consisterait pas à contredire les lois de la nature, mais au contraire à s’y soumettre
Peut être que bientôt, très bientôt, on devra marcher et non plus piloter, parler et non plus communiquer, cultiver nos jardins et non plus bouffer des fraises en plein hiver, faire l’amour quand on s’aime et non plus pour se soulager,  lire et non plus regarder, calligraphier et non plus clavierer.
On s’y fera, sans doute plus joyeusement qu’on ne le pense

Thetime Ontime

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