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Salon de l’Agriculture 19 février, 2011

Posté par walterlewino dans : POLITIQUE , trackback

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Sarko au taureau:  » Casse-toi, pauv’ con ! « 

Commentaires»

  1. Les commissaires trient
    (ce qui peut l’être)

    Il façonne des formes qui oscillent entre abstraction et figuration, il donne ainsi une place cruciale au spectateur qui introduit selon lui une forme d’imprévu dans son travail ; son œuvre flirte toujours avec le second degré, ce qui lui offre une grande liberté ; à partir des éléments banals qu’il manipule, il nous propose de renouveler notre expérience du quotidien ; il confronte des matières organiques à des produits industriels ; l’artiste nous propose ainsi d’expérimenter une forme spirituelle de rapport au monde ; c’est l’expression d’une mythologie personnelle qui apparaît et nous livre les tourmentes de l’existence de l’auteur ; le geste de l’artiste sait capter l’énergie des matériaux, l’exalter, engageant une circulation, un dialogue entre le corps et l’œuvre ; il porte une attention particulière aux petites choses du quotidien et de la vie pratique ; il se refuse tout interdit qui pourrait cloisonner sa pratique, il pioche dans la réalité des éléments qu’il transforme, associe ou tourne en dérision ; il ne s’enferme dans aucun style, renouvelant sans cesse les formes et les principes de ses œuvres ; chez lui, cette activité naît d’un refus ; l’artiste compose ainsi une histoire parcellaire où la notion d’authenticité est évacuée ; il dresse le portrait d’instants anodins et d’espaces banals ; il n’hésite pas à agir directement sur les objets sur lesquels s’est porté son attention ; il a su, au fil de multiples séries, capter l’humour de différents types de situations ; il a su capter de ses nombreux voyages au travers des images laissant surgir une sensation ; l’écriture et l’image n’ont de cesse, chez lui, de se croiser, de s’articuler, de s’enrichir l’une l’autre, de tisser entre réalité et fiction un espace privilégié, de constituer un dispositif ; il s’attache à perturber nos réflexes de perception et à introduire en art la notion d’énergie ; il trouble nos certitudes et nous plonge dans un monde de confusion ; il questionne les différents codes visuels et idéologiques qui formatent notre connaissance des choses ; il cherche à mettre en exergue les différentes structures et articulations internes de l’urbain ; il intègre la question de l’espace d’exposition dont il déforme la perception ; il place en situation critique la dimension fictionnelle de la représentation ; il refuse de hiérarchiser et de transcender son travail ; il met en forme des moments et des mouvements suspendus qui gardent en mémoire la présence d’un corps désormais disparu ; avec un humour mélancolique, il détourne les structures connues du sport en jouant sur leur fonction ou en leur donnant vie ; ses œuvres révèlent la brutalité du quotidien dans des mises en scène où se côtoient fascination et répulsion ; il crée des environnements en apparence froids qui révèlent progressivement leur fragilité et leur potentiel poétique ; il manipule des codes génériques reconnaissables par tous pour en révéler la violence contenue ; si le spectateur n’est pas toujours invité à prendre part, il est largement pris en compte dans ses dispositifs ; il pioche dans le quotidien, la publicité et l’économie, la culture populaire et scientifique, les objets et les images qui constituent son vocabulaire artistique ; il réalise des installations qui jouent sur la configuration des espaces où elles s’insèrent ; il s’intéresse aux images immanentes, rémanentes, à tout ce qui rend compte de l’épaisseur de notre perception ; pour mettre en lumière son propos, il se tourne vers la typologie du monument qui a pour caractéristique d’avoir vocation à commémorer et à interpeller la société ; il développe une mythologie personnelle qui compose les différents degrés d’une généalogie inventée ; ses expositions ne paraissent pas abouties, car elles rendent compte d’un travail en cours qui accumule et réactive une série d’objets, de jeux de lumière, de films, qui lui permettent d’infiltrer et de se fondre progressivement dans un lieu ; il ne produit pas à proprement parler de formes, mais il utilise des objets qui ont déjà une identité, porteurs d’un sens assimilé par le plus grand nombre ; il se présente comme un artiste de la surface et de l’archétype, qui efface les détails pour faire surgir la quintessence d’un sujet ; il plaque ainsi nos terreurs fantasmées sur notre existence quotidienne ; il crée des dispositifs à partir de documents collectés qui constituent une enquête critique du pouvoir, cherchant à mettre à jour les failles de l’histoire et du discours dominant ; il interroge ainsi l’utopie moderniste ; il tend à remettre en cause nos propres limites de préhension du monde ; il fait des jeux de mots avec des objets dans une surenchère exponentielle qui finit par créer sa propre logique ; pour l’artiste, l’œuvre ne peut jamais être maîtrisée totalement, ce qui tendrait à prouver que rien de ce qui est humain ne lui est étranger.

    Ce texte, hommage à Walter Lewino et à L’éclat et la blancheur (Albin-Michel, 1967), est constitué du montage aléatoire de texticules choisis au hasard dans les Cahiers de la création contemporaine, organe du Centre national des arts plastiques.
    Dans leur version intégrale, ces textes sont censés présenter le travail d’un certain nombre d’artistes de style contemporain choisis pour participer à une série d’expositions (de mars 2009 à Mars 2010) dans la région Centre, intitulée TILT (« onomatopée signifiant l’idée soudaine qui vient éclairer l’esprit »).
    Cette prose doit « accompagner le visiteur à travers ses déambulations pour l’aider à appréhender des œuvres qui ne se révèlent pas toujours immédiatement ou par le seul regard ».
    En dehors du fait qu’elle est écrite dans une langue digne des bulletins d’information et de propagande dont la République Démocratique Roumaine gratifiait ses administrés, dans les années 50, cette émulsion indigente, revue par Bouvard, corrigée par Pécuchet, réussit l’inverse de ce qu’elle déclare désirer (mais le désire-t-elle vraiment ?) : « soutenir la création contemporaine dans toute sa diversité et sa vitalité ».
    En réalité, elle (me) semble, surtout, décrire (et dévitaliser) le travail d’un SEUL artiste que l’on pourrait baptiser : « Various artists » et qui pourrait, à lui tout seul, signer la totalité des œuvres produites par l’ensemble des artistes de style contemporain passés et à venir, et empocher l’intégralité des subventions qui leur sont accordées.
    Je suis, pour ce faire, à la disposition des autorités compétentes.
    Dans l’attente…

    Pour ceux qui voudraient essayer de retrouver à quels artistes ces banalités creuses se réfèrent et s’amuser à reconstituer le puzzle, ci-joint la liste :
    Adel Abdessemed, Agam, Davide Balula, Vincent Barré, Gabriele Basilico, Michel Blazy, Sylvie Blocher, Petre Briggs, Pierre Buraglio, Samuel Buri, Jean-Marc Bustamante, Jean Clareboudt, Martin Creed, Henri Cueco, François Curlet, Mark Dion, Julien Discrit, Peter Downsborough, Sam Durant, Richard Fauguet, Konstantin Grcic, Nicolas Hérubel, Carsten Holler, Jacques Julien, Jacques Kaufmann, Bertrand Lavier, Claude Lévêque, Piere Malphettes, Man Ray, Mathieu Mercier, Mario Merz, Thierry Mouillé, Nicolas Moulin, Antoni Muntadas, Martin Parr, Bernard Plossu, Denis Roche, Takako Saito, Franck Scurti, Jésus Rafael Soto, JoëlleTuerlinckx, Patrick Van Caeckenbergh, Xavier Veilhan,
    Françoise Vergier, Fabien Verschaere, Chen Zhen.

    Dernière remarque :
    si ce discours abaisse les bons artistes au niveau de l’effroyable moyenne académique, il en de si mauvais qu’il les avantage
    http://red-dog.pagesperso-orange.fr/panchounette.html (PPC Dominique Roux).

    ( Contribution modeste à l’ aigri-culture )

  2. Mais comment ce fait-il que le taureau n’ait pas été choisi d’une taille plus en « rapport » avec le bonhomme devant? il parait si petit devant cet animal, un trucage sans doute…

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