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Mariage d’affaires 24 octobre, 2010

Posté par walterlewino dans : COMBINE , trackback

Parait que la mère Bettencourt ne peux plus blairer sa fille, elles seraient même en procés, avocats ténors  pour l’une comme pour l’autre. C’est pourtant pas compiqué, si elle veut vraiment la baiser, sa rejetonne, elle n’a qu’à épouser son petit gigolo sous le régime de la communauté universelle. D’accord, il n’est plus tout frais, malgrès tous ses efforts la calvitie le guette, côté gaudriole il préférerait d’autre circuit, passons. Bien sûr elle apporterait au pot commun les huit ou dix millards en sa possessio, mais, lui, pas mesquin pour un rond, pourrait verser de son côté le milliard qu’il a déjà récupéré, plus un île perdue dans un océan paradisiaque. A la mort d’un des deux conjoints le survivant empoche le pactole. Et basta !

Thetime On Time

Commentaires»

  1. Un sujet auquel j’ai songé il y a quelques années déjà : la dilapidation. Je t’embrasse. Juliette

    Trois semaines durant, le vieillard s’est préparé à son rendez-vous galant avec le conseiller financier de l’Ecureuil. Ses maigres économies lui sont désormais un poids intolérable, dès lors qu’il les imagine entre les mains d’héritiers malveillants. Certes, il a longtemps espéré parvenir à les dilapider par ses moyens propres. Mais comment ?
    Sa tête se trouble. Il tente de dresser mentalement une liste de tous les moyens de dilapider son pécule. Eurotunnel et EDF arrêtent un moment sa pensée. Il y a aussi les machines à sous, mais elles sont à Cannes et ce n’est pas la porte à côté. Progressant au ralenti, il passe devant un traiteur, une chocolaterie. Des larmes amères sillonnent ses joues accidentées où sa vue déclinante ne lui permet plus de débusquer les traînées de la pollution urbaine ni les touffes parasites. S’étonne de tenir encore sur ses jambes, de reconnaître la place du 18 juin, naguère place de Rennes.
    Mais une obscure espérance le ramène vers l’Ecureuil. La nature n’étant plus ce qu’elle était, la porte de l’Ecureuil, au lieu d’un orifice étroit dans l’écorce d’un grand chêne, s’est expansée à la dimension d’un sas à double porte, sécurisé par une sonnerie et contrôlé par plusieurs caméras de télésurveillance. Le vieillard pénètre enfin, d’une démarche légèrement chancelante, dans le logis de l’Ecureuil, qui se trouve être un élégant bureau assez design. L’Ecureuil lui-même est un jeune homme avenant, d’origine visiblement maghrébine dont les joues et le menton portent l’ombre discrète d’une barbe islamique. Le coeur du vieillard s’emballe dangereusement. Il devine que la solution à son problème est à portée de sa main. Il la tend et tend du même coup à l’Ecureuil une liasse de feuillets couverts de tableaux, de chiffres et de divers codes secrets que l’Ecureuil étudie avec attention. Le coeur du vieillard saigne. Il n’a pas eu le temps d’aller chez le coiffeur ni de cirer ses chaussures. Des poils dépassent peut-être de sa narine droite. Son soutien-gorge a certes l’avantage de ne pas l’étouffer, mais il ne met pas ses seins en valeur autant qu’il aurait été souhaitable. À quand remonte sa dernière douche ?
    Le vieillard a laissé tomber son manteau sur la moquette :
    - Vous envisagez un placement plus rentable que le Livret A ?
    - Aux dieux ne plaise.
    - Un investissement dans l’immobilier ? Une résidence secondaire ? - J’en ai déjà deux et je ne sais comment m’en débarrasser.
    - Un don à des oeuvres. Je peux vous proposer les rescapés du Tsunami, les nouveaux-nés togolais séro-positifs, des malades orphelins, proie facile pour mille et une maladies dans la même situation familiale, les vieillards… Oh! pardon.
    - Zéro. Je suis orpheline moi-même et, de plus, méchante.
    - Je reconnais que le problème n’est pas simple.
    - Et vous m’autoriseriez à vider entièrement mon compte, en échange d’une valisette d’euros que je pourrais déposer sous une voiture à Clichy/s/Bois ou Bobigny, dans l’attente d’un heureux événement.
    - En général, on donne des chèques.
    - Mais ce n’est pas drôle.
    - Parce que vous voulez rire ?
    - Absolument. Condition sine qua non. Rire en mourant. Mourir en riant.
    - Vous êtes célibataire ?
    - Vous ne savez pas lire ? C’est écrit là.
    - J’ai peut-être une solution à vous proposer.
    - Allez-y.
    - Vous pourriez vous marier sous le régime de la communauté des biens.
    - Oui, et alors ?
    - En optant pour une différence d’âge conséquente, disons quarante ans minimum, vous auriez de grandes chances de décéder avant votre conjoint. Et le tour est joué.
    - Et l’héritier réservataire ?
    - Pour réserver, il faut avoir de quoi. Il suffit de n’avoir plus rien.
    - C’est bien le problème que je vous ai exposé au début de notre entretien.
    - Si j’ai bonne mémoire, vous vous plaigniez en effet de n’être plus en état de dilapider. Il suffit de trouver le conjoint adéquat. Il dilapidera à votre place.
    - C’est une idée. Je vais consulter les sites matrimoniaux sur Internet.
    - J’ai mieux à vous proposer. Revoyons-nous, disons, dans quinze jours, et je vous aurai préparé une liste de candidats, je veux dire d’options possibles qui vous aideront à trouver une solution qui satisfera les différentes parties. On pourra laisser aux réservataires votre Livret A, avec un petit reliquat sympathique de 1000 euros par exemple. Ils n’auront pas à se plaindre.
    - Ils se plaignent depuis si longtemps que ça n’aurait pas grande importance
    - D’autant que vous ne serez plus là pour les entendre. Ha ha. Quant à moi…
    - Qu’est-ce que vous venez faire dans cette histoire, monsieur Ecureuil ?
    - Ma foi, rien de bien méchant. Je pensais simplement que vous auriez la courtoisie de m’autoriser à figurer dans la liste des options possibles que je vous prépare…
    Il se lève. Il est beau. Il me tend ma béquille tombée à terre avec tant d’élégance et de discrétion qu’on pourrait la prendre pour une baguette magique.
    L’affaire est dans le sac.

  2. Remarque d’Avanies :
    Comme « le bébé », « le vieillard » n’est pas différencié sexuellement au départ sur le plan lexical. Ici – comme expliqué ailleurs – il est néanmoins de sexe féminin, n’étant autre que l’auteur lui (elle)-même.
    Amitiés

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